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Mot de passe perdu?

Le Grand Escalier

Le Grand Escalier >> L'Odyssée Magique

Chapitre 6 - Les Sirènes
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Poudlard
Adulte
PNJ
Titre : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 16/09/2026 à 23:12:24


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Chapitre 6.1 - Les Sirènes

Vous reprenez la direction du Sud, c'est là où le soleil se trouve en permanence sur l'heure du midi et vous l'avez remarqué. Après avoir passé ces épreuves difficiles où pratiquement la moitié du bateau a fini dans l'eau, vous vous accordez un moment de répit. Mais vous savez aussi pertinemment que dans ce genre de périple, la pause est souvent de courte durée. Le ciel devient bleu, tout se passe à merveille, le Tableau d'Homère reste silencieux, comme préoccupé.

Les visages se détendent au fil des minutes qui passent. Vous retrouvez presque un léger sourire. Ça fait du bien de vous voir ainsi. En fait à ce moment-là, l'environnement global vous fait du bien. Vous ne vous posez aucune question, vous accueillez juste les rayons du soleil, l'air marin qui embrasse votre teint hâlé.

Au loin, vous commencez à apercevoir de grands rochers en plein milieu de la mer. Étonnant comme emplacement mais bon, vous n'y prêtez pas forcément attention. Une douce mélodie commence à résonner dans vos oreilles. Ça y est, cette mélodie vous hante tellement elle est poignante. Des sirènes. Sous l'illusion de femmes magnifiques, vous apercevez parfois quelques plumes. Certains penseront aux vélanes, des créatures cousines à celles que vous allez maintenant affronter. Vous comprenez rapidement que le désir est à portée de main. En quelques brises de vents, vous vous retrouverez à leur côté.


Clique pour entendre le fruit de la tentation.


Vous ne savez plus réfléchir, tout est embrouillé. Un seul neurone subsiste : celui qui dirige le désir. Certains préfèrent s'attacher au hayon du bateau pour ne pas être tentés. D'autres accourent vers la barre du navire pour pointer la direction de ces chants. Vite vite, il faut s'approcher, c'est le seul moyen de céder à cette envie poignante.

Tout va de plus en plus vite, votre instinct est primitif, il faut une force de caractère exceptionnelle pour se libérer de cette emprise si profonde. Il ne vous reste que quelques dizaines de mètres avant que la coque du navire fracasse ces rochers où tant d'autres se sont échoués et ont perdu la vie.

Saurez-vous puiser dans vos dernières ressources psychologiques pour briser cette chaîner émotionnelle et sauver l'entièreté de cette mission ?

Mission collective

Dès lors que vous entendez le chant des sirènes, vous êtes ensorcelé. Racontez les émotions ressenties et qu'est-ce que vous essayez de mettre en place pour sauver l'ensemble du navire.


Mission individuelle

À votre tour, grâce à Vocaroo, vous pouvez réaliser un chant de sirène.

OU

Réalisez ce puzzle (difficile) sur Ulysse et les sirènes.

Vous pouvez envoyer votre participation à Tableau D'Homère avant le 18 Septembre 23h59 HF pour recevoir le bonus.


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Chroniqueuse Crocs
Disciple de Slug
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Poufsouffle
7e année
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 17/09/2026 à 06:31:20

* Le navire avait repris la mer, en direction du sud, comme Homère l'avait indiqué. Il faisait bon au soleil sur le pont du bateau où Jemima se reposait après les moments sombres vécus peu de temps auparavant.

Des moments d'une extrême intensité, terriblement stressants, et la jeune fille, pour se relaxer, avait sorti de son sac un paquet de chewing-gums qu'elle mâchait avec force afin d'éliminer tout le stress accumulé depuis le début de leur aventure involontaire.

Jem' observait la mer, tellement calme, un vrai bonheur, même si des rochers apparaissaient non loin du bateau. Un nouvel obstacle en perspective ? En tout cas, une douce mélodie, en mélopée envoûtante commençait à se faire entendre. Les sirènes, sans nul doute. Celles qui attiraient les navigateurs et dont les navires se brisaient contre les rochers ! Il était là, le nouveau danger !

Mais la jeune fille s'y attendait un peu après avoir compris que "leur Odyssée" comportait bien des ressemblances avec les aventures d'Ulysse tentant de revenir à Ithaque après la guerre de Troie.

Et Jem' était bien décidée à ne pas se laisser envoûter par le chant des sirènes et à éviter que ses compagnons d'aventure en soient également les victimes ! Alors, dès qu'elle entendit les premières notes, elle enfonça du chewing-gum bien mâché dans ses oreilles, puis elle projeta d'autres morceaux de chewing-gum, mâchouillés à la hâte mais bien moelleux eux aussi, dans les oreilles de ses compagnons. Ce n'était pas très hygiénique mais c'était une question de vie ou de mort.

Et, pour effectuer ses lancers de chewing-gums, Jemima utilisa le procédé du Professeur Lupin envers Peeves. *


JEMIMA : Waddiwasi ! Waddiwasi ! Waddiwasi !

* À chaque lancer, les projectiles caoutchouteux venaient bloquer les orifices des oreilles des aventuriers involontaires.

Cependant, certains avaient déjà entendu la mélodie et ils s'étaient emparés du gouvernail, mettant le cap sur les rochers. Jemima n'aimait absolument pas s'en prendre à ses camarades, mais là, il y avait urgence ! La jeune fille se fit violence tant l'urgence était grande. *


[ Allez Jem' ! Tu es en septième année ! Tu as dix-sept ans ! Tu es majeure ! Fais-toi confiance ! ]

* Alors, au risque de subir une sanction disciplinaire, la jeune fille lança d'abord un sort afin d'immobiliser celles et ceux qui dirigeaient déjà le bateau vers les rochers. Si Hermione Granger l'avait fait, elle aussi ! *

JEMIMA : Petrificus totalus ! Petrificus totalus !

* Ensuite, utilisant "Mobilicorpus !", elle amena les corps tout contre les mâts et elle lança "Incarcerem !" afin de les ligoter aux poteaux. Puis, elle lança à nouveau "Waddiwasi !" afin de leur boucher les oreilles, à eux aussi, et, ne pouvant laisser saucissonnés les corps de ses amis maintenant bien attachés aux mâts, elle mit fin à l'enchantement par un "Finite !".

Jem' était épuisée après avoir réalisé cela et honteuse aussi d'avoir agi comme elle l'avait fait avec ses compagnons, alors, elle salua chacun et chacune tout en formant les mots "pardon, je suis désolée", avec les lèvres. *

Ma p'tite minette IRL est partie au paradis des chats :'(

Crocs du Blaireau
PJ de Joplin Romney et Fiona Romney

Chroniqueuse Crocs
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Poufsouffle
5e année
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 17/09/2026 à 08:50:42 - Modifié : 17/09/2026 à 08:55:50

* Le bateau voguait maintenant tranquillement au milieu des flots enfin calmes, une mer d'huile, mais par expérience et au gré de ses lectures, Nox supposait qu'il ne se passerait pas très longtemps avant que la quiétude soit perturbée et le repos mérité interrompu.

Pour le moment, elle en profitait pour se détendre, pour décontracter ses muscles malmenés et pour tenter de penser les plaies de son cœur qui lui aussi saignait un peu depuis qu'il avait reconnu la voix de sa sœur aînée.

Avec sa baguette, elle finissait de soigner écorchures et brûlures provoquées par le frottement des gros cordages contre sa peau lorsqu'un chant incomparable s'éleva dans le silence.

Un chant merveilleusement envoutant qui lui donnait envie de se précipiter et de se fondre en lui sans avoir à se poser la moindre question. D'ailleurs quand on entendait une telle mélodie, on ne se posait plus jamais de questions, n'est-ce pas ?

Un mot voguait quand même dans sa tête , un mot qu'elle avait évoqué un peu plus tôt et qui revenait avec le ravissement, l'empêchant de l'envahir complétement. Le mot sirènes. Mais Nox se sentit impuissante jusqu'au moment où elle se leva et qu'elle se dirigea vers le bastingage pour mieux voir, mieux entendre et si possible, rejoindre cette magnifique mélodie qui était née de derrière les rochers qu'elle apercevait maintenant.

C'était une musique de joie et de bonheur complet, elle promettait une vie merveilleuse, elle assurait des moments inoubliables. En effet, si les souvenirs de la jaune et noir étaient exacts, ces femmes mi-poissons mi-oiseaux les feraient mourir, mais tant pis, ça valait la peine de mourir pour elles si tel était leur souhait. Son père serait content, morte, elle cesserait de le décevoir et ...

Subitement la 5e année se retrouva paralysée. Raide comme un bout de bois, elle ne pouvait remuer ni les lèvres ni même l'ongle d'un orteil. Elle ne pouvait suivre les évènements qu'avec les yeux et la scène à laquelle elle assistait était effarante. Elle n'entendait plus rien non plus, quelque chose était venu boucher ses tympans tandis qu'elle s'avançait sur le pont et qu'elle comptait diriger le navire sur les rochers. Elle ne pouvait qu'observer et ce qu'elle voyait lui semblait difficile à croire.

Son amie Jemima, seule, debout, la baguette en avant, jetait à tours de bras les sortilèges "petrificus totalus", immobilisant les élèves qui avaient également reçu du chewing gum à moitié mâché dans les oreilles. C'était donc pour ça que le chant des sirènes, elle l'entendait en sourdine, comme atténué, et il avait pratiquement perdu toute sa virulence. En tous cas elle ne pensait plus à jeter le bateau sur les rochers quand elle se retrouva libre.

Elle se leva rapidement, adressa un grand sourire à son amie Jem et la bouche remplie de caramels mous au beurre salé, c'est tout ce qu'elle avait sous la main, elle entreprit d'aider Jem à lancer des "wadiwasi" sur les oreilles restantes. Après tout, ça devait le faire aussi ! *

En septembre, lis les Crocs du Blaireau, on attend tes commentaires.
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Poufsouffle
3e année
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 17/09/2026 à 09:39:24 - Modifié : 17/09/2026 à 11:36:22

* Mirabelle est enfin détendue, elle pourrait profiter du paysage mais voilà...
Sa grenouille s'agite comme un forcené et coâsse comme si on lui arrachait la peau.

A chaque fois que la Boutondore prend le Poudlard Express, c'est le même cinéma. Pourtant, dans le sac extensible, le batracien dispose du confort d'une mini piscine magiquement élaborée par Filoficus Boutondore, le père de Mirabelle.

Le calme étant enfin revenu et le trajet bien plus long que prévu, Mirabelle décide d'aérer sa grenouille, celle-ci aime faire ses petites manières devant le beau monde.

La Boutondore ouvre le sac, quelle idée ! *


- " Rainette, tu reviens ici s'il te plaît ! "

* Le batracien est d'un naturel fugueur, il a pris ses "jambes" à son cou, direction le poste de pilotage. Mirabelle qui a intégré quelques souvenirs kinésthésiques depuis sa métamorphose chez Circé, lui colle au train. En sautant sur la console de pilotage Rainette renverse une boite que la Galloise rattrape avant qu'elle ne tombe par terre. *

- " Mais qu'est ce qu'une boite de boules quies peut bien faire ici ?"

* Soudain, la Boutondore a comme une illumination : le chant des Sirènes!!!
Voilà ce qui les attend, c'est comme si cette fichue embarcation avait tout programmé à l'avance.
Sans plus attendre, la Galloise enfonce des bouchons dans ses oreilles, met la boîte dans sa poche et retourne sur le pont. Nox et Jem' y sont et elles sont déjà en pleine activité. Des boulettes de chewing gum machouillées jonchent le sol.

Mirabelle exhibe sa boîte et fait comprendre que ses oreilles sont équipées, histoire de ne pas être visée par leurs sortilèges.

Et puis, aux mimiques de son amie l'Irlandaise, la Galloise comprend qu'il y a urgence à retourner dans le poste de pilotage. Mirabelle fait de grands moulinets avec ses bras, ils sont faciles à interpréter, elle demande à ses amies de venir à la rescousse.

Elle n'a pas oublié le message d'Homère, il faut rester unis.
Sans plus attendre, elle s'installe au poste de pilotage, elle est Galloise, son père lui a appris à naviguer. Il faut s'écarter des rochers et elle compte sur ses amies pour la protéger si nécessaire. *



* Avatar : cadeau réalisé par Clancy, mon filleul. *
















Avatar par Lucyanha
























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Chroniqueuse Chicaneur
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Serdaigle
4e année
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 17/09/2026 à 16:26:34

À nouveau à flot, tout le petit groupe s’occupait comme il pouvait sur le navire qui les menait vers le sud. Margaret, de son côté, était épuisée. Malgré le soleil et la magie de Nox, sa petite baignade l’avait épuisée et elle avait toujours aussi froid. Couchée dans un coin du bateau, l’adolescente tentait de trouver de la chaleur où elle pouvait et l’une de ces sources, c’était Nathan. Elle ne savait pas si elle l’empêchait de vivre son aventure à fond avec sa tendance à le coller, mais en plus de la chaleur, son ami avait quelque chose de réconfortant.

Somnolant un tout petit peu, la tête appuyée contre le torse du Fray, la quatrième année eut tôt fait de sentir une nouvelle agitation gagner l’embarcation. Quelque chose se passait, mais la Serdaigle n’avait pas envie d’y prêter attention. Elle était bien. Malheureusement, elle allait devoir s’en mêler, car un chant mélodieux éveilla son esprit. Son regard émeraude se posa directement sur la source de cette mélodie plus qu’attirante. La jeune Dubois se détacha de Nathan, retirant la couverture qui enveloppait ses épaules, puis elle se leva. C’était tout simplement magnifique. Personne ne pouvait rester indifférent.

L’adolescente s’apprêtait à s’approcher du bord, quand elle reçut en plein front quelque chose de visqueux et peu agréable. Comme un coup de fouet, cela remit, presque, ses idées en place.


MARGARET : MAIS C’EST DÉGUEULASSE !

Puis, sans vraiment savoir pourquoi, la Romney commença à attaquer tout le monde de différents sortilèges et enchantements. Elle voulait empêcher la jeune Dubois de connaître la beauté et le bien-être auprès de ces créatures mythiques ? Margaret était tout simplement hypnotisée par cette mélodie envoûtante. L’épuisement ayant effacé tout jugement.

Jemima continuait son petit manège et Margaret ne voulait pas se laisser faire. Sans penser aux autres, ayant d’yeux et d’oreilles que pour les Sirènes, la Serdaigle fit quelques roulades sur les planches fraîchement séchées par le soleil. Elle évitait chaque sortilège avec agilité et malgré sa fatigue et le froid qui traversait toujours ses os, elle se rendit jusqu’à la proue du bateau, prête à plonger une nouvelle fois.


MARGARET : LAISSEZ-MOI REJOINDRE CES ÊTRES MAGNIFIQUES !

Le pied posé sur un petit tonneau, la bleu et bronze était prête à plonger. Quoique cela lui en coûte.



Kit de Nathan Fray
Préfet
Chroniqueur Chicaneur
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Serdaigle
4e année
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 17/09/2026 à 19:32:08

Les deux aiglons avaient enfin un peu de temps pour se reposer. Ils s'étaient installés dans un coin pour être tranquilles. Comme au chateau, les deux amis avaient tendance à fuir la foule quand ils le pouvaient. Parfois c'était pour le calme et parfois pour réfléchir à un plan qui menait souvent à une retenue.

Mais, sur ce bateau naviguant vers le Sud, il était hors de question de fomenter un mauvais coup, ce dernier venait à eux tout seul.

Margaret s'était appuyée sur le torse de Nathan et celui-ci la protégeait et réchauffait de ses bras autour d'elle. Il se sentait bien ainsi. Sans rien de plus. Juste sa présence. Nathan avait fini par s'endormir et quand la Dubois se releva, le Fray ouvrit les yeux, s'attendant presque à ce qu'un monstre soit en train d'attaquer ses camarades sur le pont.

Cependant, ce qu'il se passait était plus sournois. Un son. Un chant. Nathan n'avait jamais rien entendu de tel. C'était hypnotique et réveillait quelque chose de primitif en lieu. Un besoin désespéré de rejoindre quelque chose. Il suivit Margaret jusqu'au rebord et reçut également quelque chose d'un peu gluant qui se colla à ses cheveux.

Nathan se retourna pour voir d'où le projectile venait et constata que Jemima était en train de se livrer à une vraie bataille avec ses camarades. Cela n'avait aucun sens. Pourquoi lutter ? Ce chant était parfait. Il ne pouvait être mauvais, si ?

Évidemment que si mais Nathan n'avait aucune force pour lutter sauf quand il vit Margaret prête à sauter à l'eau, encore ! Le Fray se précipita, plus par peur, vers l'adolescente et la saisit par le bras avant d'hurler.


NATHAN : NON PAS L'EAU !!! C'EST DANGEREUX !!

Il leva les yeux pour regarder les voiles du bateau.

NATHAN : ON DOIT Y ALLER EN VOLANT !! DÉTACHONS LES VOILES ET ON SE LAISSE EMPORTER PAR LE VENT ! TOI ET MOI ! SOUS LE VEEEENNNNTTTT !!

Ce chant était en train de rendre fou l'adolescent qui n'avait plus qu'un seul objectif : détacher les voiles et s'envoler avec Margaret vers la voix. Il lança même un protego pour éviter de prendre les sortilèges de la Romney et commença à s'avancer vers la bôme pour détacher la grande voile.

Bibliothécaire
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Poudlard
Adulte
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 17/09/2026 à 19:36:43

Les Sirènes.

Jade perçut leur magie dès que les rochers apparurent dans leur champ de vision.
TERRY ! appela-t-elle. C'est pour maintenant.

Ils avaient des Serdaigles à bord ; des individus ne vivant que pour la curiosité. Qui refuserait la chance de connaître ses plus profonds désirs, parmi les aiglons ?
Même Lemony, autant qu'il les redoute, supplierait pour les découvrir.
Ils avaient aussi des Gryffondors. Ceux qui voudraient faire face aux désirs, prouver qu'ils pouvaient résister. Et bien, soit. Mais attachés. Libre à eux de ressentir de la fierté pour s'être plus ou moins débattus.
Des Serpentards. Qui auraient, l'espace de quelques minutes, heures, un instant suspendu dans l'éternité, toutes leurs ambitions accomplies devant leurs yeux. Qui refuserait ?
Et des Poufsouffles. Des Poufsouffles dont l'honnêteté envers eux-même signifiait qu'ils savaient sans doute ce qu'ils verraient. Pour autant, ils pouvaient prendre la décision d'être patient et de refuser... ou de vérifier s'ils se connaissaient véritablement.

Jade récupéra la cire des bougies et chandelles du bateau, soumis à un sortilège de chaleur pour les ramollir.
— PAR BINÔMES, venez récupérez la cire.
Le chant des Sirènes retentissait déjà. Lemony, avec son ouïe trop puissante, aurait été envoûté...
Jade planta ses bouchons de cires, et récupéra Meelo, dont elle tint fermement les deux mains tout en lui appliquant les bouchons protecteurs.
Elle n'appliquait pas la notion du consentement à cet enfant et cela la révoltait, mais il était hors de question qu'ils le perdent de nouveau.
Elle tint fermement non pas sa main mais son poignet. Ce serait rude, il risquait de se débattre, mais elle avait Terry pour coordonner et aider physiquement.

— Vous pouvez décider de vous confronter à l'épreuve à condition de vous attacher. Ceux avec des bouchons... Dans le dortoir.
Dortoir dont les fenêtres étaient incassables et où elle avait posé des protections depuis bien longtemps.
— Si vous voulez voir, même avec la cire, vous vous attachez. Vous avez l'habitude. Ne négligez pas vos noeuds, mais faites vite.

Un hurlement de fureur la fit se retourner. Elle faillit lâcher Meelo.
Elle allait lui faire mal, à cet enfant. Mais elle ne pouvait pas le laisser sans surveillance. Il avait la maturité d'un enfant entre cinq et huit ans, absolument pas onze.
* Tais-toi * ordonna-t-elle à la voix dans sa tête.

Margaret hurlait, et Jemima lançait... des choses aussi efficaces que la cire : des chewing gum. Elle pétrifiait les élèves. Ce n'était pas une mauvaise solution, cela leur permettait de connaître leurs désirs sans pouvoir les approcher.
Un supplice de Tantale mais qui, au moins, prendrai fin.

— Petrificus Totalus.
La formule jaillit de la baguette de la semi-Vélane avant même que son cerveau n'y songe, mûe par l'adrénaline et la lueur dans les yeux de Margaret. Bon sang. Elle était toujours la première à s'attacher.
Pour le coup, Jade avait compté sur elle pour aider les autres. Elle maîtriser les noeuds mieux que la plupart des autres moussaillons.

Elle posa ensuite sa main pas exactement libre, puisqu'elle devait maintenir sa baguette, sur l'épaule de Jemima.
— TU NE PEUX PAS LEUR ENLEVER LEUR CONSENTEMENT, hurla-t-elle pour contrer l'effet des chewing-gums. ILS ONT LE DROIT DE CHOISIR S'ILS VEULENT VOIR. LE PETRIFICUS LEUR FERA MOINS MAL QUE LES LIENS. S'ILS VEULENT SAVOIR, PETRIFIE-LES. SINON, CIRE. OU GOMME.

Elle se retourna vers Margaret.
— Battements de cils. Tu peux continuer à voir un rêve inatteignable, ou l'arrêter. Un battement pour cesser. Deux battements pour continuer.

Les chants se faisaient plus forts, et Jade avait isolée le dortoir autant que possible mais la cire n'était pas très efficace sur son ouïe de créature. Elle en enfonça plus loin, se rendant sourde au monde.

Des enfants étaient en train de se faire mal, à tirer de toutes les forces sur leurs cordages.
La technique de Jemima était meilleure.
Elle les pétrifia, grimaçant d'avance à l'idée des brûlures de cordes qu'elle devrait soigner sur leurs poignets.

Meelo maintenant.
Ce n'était pas à elle de choisir. Elle tentait de le trimballer, elle avait forcé sur la dose, tout en l'entourant d'un sort de silence. Le petit était un danger pour lui même.
Jade griffonna sur un parchemin :
Rester dans le silence avec moi et Jemima, ou être immobile mais voir... peut-être tes parents ? Tu ne pourras pas les toucher. Tu ne pourras pas bouger. Juste voir.

***

Une fois que tout fut son contrôle, et à ce moment là seulement, Jade noua ses propres liens, comptant sur Terry pour la tirer de là et remettre la cire au besoin.
Ce n'était plus une simple question de curiosité.
C'était une question d'un désir profond et tabou, une question de sécurité. Elle voulait savoir.
Avait-elle changé ? Réussi à apprendre de ses erreurs ?
Ou était-elle toujours maudite.

Elle secoua la tête, enlevant une partie de la cire.
Le désir qui la secoua était familier, mais elle vivait avec depuis bien longtemps.
Ils étaient cependant trop proches, et le chant eut un effet immédiat.
Devant ses yeux, Jade vit se former l'exacte image à laquelle elle s'attendait.
* Oh, Déesses, pourquoi ? Pourquoi... *
Le reste de la cire tomba.
Et ce fut pire que tout. La confirmation, la tentation... et pire, l'acceptation. Dévoilé aux proches et compris.
Et parmi les proches...
Aliénor. Depuis quand était-elle venue si proche de sa belle-soeur ?
Terry. Peu surprenant. Certaines choses créent un lien, et les Sirènes se souciaient peu de si c'était possible ou réciproque. Jade désirait une amitié, les Sirènes lui donnaient.
Catherine Spinnet. Mystère. Peut-être parce que cette femme avait sauvé, à sa façon, la vie de son plus jeune.
Ses enfants. Emerald qui lui tendait la main et prononçait les mots exacts dont Jade avait besoin, apaisant toutes ses craintes de mère.
Oh, sa fille était radieuse. Equilibrée entre sa nature de Vélane, à elle aussi, sans amertume, le pardon dans son regard. Elle parlait de la voix qu'elle avait trouvée.
Lemony, évidemment.
Jade eut un coup au coeur.
Lemony était réel. Si réel. Comme s'il était vraiment présent. Il était toujours l'enfant androgyne, et son comportement était toujours celui d'un petit garçon de sept ans, malgré son apparence adolescente.
C'était impossible.
Une mère ne souhaite pas cela pour son enfant.
Il tenait la main de sa meilleure amie, mais Jade ne vit pas ce détail.
— Lemony !
La peur remplaça le désir. Les Sirènes l'avaient eu ? Il ne pouvait pas être là. Pas dans cet état pas...

Et puis il y avait la scène centrale, et la honte et la résignation se battaient, conflictuelles.
Elle voulait céder.
Et elle pouvait céder à une partie de ce qui lui était proposé. Pas en se noyant mais en continuant.
C'était peut-être le plus terrifiant.

Bibliothécaire à l'affut ~

Née Promise
Née à Imbolc
"Je ne suis pas Humaine, Onyx, pas entièrement. Et là tiendra toujours ma force."
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Chroniqueur Gryff'Time
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Gryffondor
1re année
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 17/09/2026 à 20:12:35

[align=justifie]Meelo n'avait entendu la chanson que pendant quelques secondes, mais c'était le plus beau moment de sa vie. Il ressentait une connexion qu'il n'avait jamais eu auparavant et le besoin de se diriger vers la voix était plus important que tout ce qu'il n'avait jamais ressenti.. jusqu'à ce que des bouchons soient imposés dans ses oreilles. Traîné partout comme une marionnette, le petit Meelo tentait d'hurler et de mordre Jade qui l'empêchait d'entendre la voix de sa mère qui, il en était persuadé, était une sirène qui était venue le sauver. Lorsque celle-ci lui offrit l'ultimatum, Meelo répondu en écrivant qu'il voulait voir les sirènes. S'il le fallait, il grugerait ses liens avec ses dents tel un petit hamster.

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Poudlard
Adulte
PNJ
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 17/09/2026 à 21:55:01

Tout le monde allait de sa petite astuce pour ne pas entendre le chant des sirènes qui paralysait complètement l'esprit. En fait, il le rendait plutôt très simple. Oscar Wilde disait : "Le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est d'y céder". Les différents acteurs du bateau étaient en train de se battre contre leurs propres émotions et envies. Jemima tenta de boucher les oreilles des élèves avec du chewing-gum. Plutôt filandreux, il ne garantissait pas du tout une coupure du monde extérieur. Quelques tentatives de Petrificus totalus marchèrent sur certains élèves mais la majorité avait réussi à se faufiler pour atteindre leur objectif : s'approcher le plus vite possible de ces magnifiques créatures. Nox essaya elle aussi mais sans plus de succès. Mirabelle, quant à elle, trouva des boules quies, c'était elle qui avait le remède le plus sûr face à la tentation sonore... Allait-elle réussir à se faire entendre malgré les différentes solutions ? Ça, c'était moins sûr. Homère regarda Margaret et Nathan en se frottant fort les yeux, il n'y croyait pas.


« Ils sont incorrigibles. Toujours les mêmes pour se mettre en difficulté. Serait-ce l'amour inavouée qui leur fait perdre la raison ? »


Margaret avait le pied posé sur un tonneau prête à rejoindre les flots pour la seconde fois de son aventure. Elle fut vite rejointe par Nathan qui était prêt à prendre les voiles pour voler jusqu'aux sirènes. Ils étaient tous deux enivrés. La première fut pétrifiée rapidement par Jade qui prit peur pour sa vie. Elle ne pouvait plus bouger. Le second par contre prit une voile, décida d'en faire un radeau volant et se tenait prêt à plonger rejoindre ses courtisanes. Jade commençait à fatiguer et malgré toutes ses bonnes actions, elle allait délivrer le combat le plus dur de son aventure jusqu'à maintenant. La cire de bougie qu'elle avait mise dans ses oreilles venait de fondre. Trop de pression, trop de chaleur. Et elle fut confrontée de plein fouet à une nouvelle vague de chants toujours plus intense.


« Cliquez. »


Tout le monde avait les yeux avec des pupilles dilatées. Tout le monde était sous l'emprise ou presque. La grenouille et Mirabelle réussissaient à résister aux chants. Meelo, lui, avait réussi à échapper aux liens qui le retenaient. Vite, il fallait trouver une solution et rapidement, il ne restait qu'une trentaine de mètres et l'avant du bateau arrivait droit sur les rochers.


« C'est une catastrophe. »
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Poufsouffle
3e année
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 17/09/2026 à 21:55:16 - Modifié : 17/09/2026 à 23:06:19

* Depuis ce qui fait office de cockpit, Mirabelle fait le point de la situation. Elle n'entend stritement rien, pour autant, elle ne perd pas une miette des actions qui se déroulent sur le pont. *

- " Par le string de Merlin, il n'y avait même pas de navigateur dans cette fichue barcasse, on est dans une sacrée galère !"

* La Galloise parvient de justesse à éviter quelques récifs rocheux vers lesquels l'embarcation s'approchait dangereusement comme si elle voulait flirter avec eux.

C'est un film muet qui se déroule sous ses yeux, les gestes et les mimiques permettent de comprendre seulement un peu ce qui se passe Et puis soudain sa grenouille réapparait, elle coâsse à qui mieux mieux. C'est elle qui autrefois alimentait les potins d'un journal maison, à force de la fréquenter, Mirabelle est quasiment devenue bilingue batracien. Bref, maintenant la Galloise a à la fois l'image et le son.

Les actions de Jade, venue à la rescousse de Jemima et Nox n'ont pas eu raison de la folie des uns et des autres mais au moins maintenant, ils sont plus ou moins sourds et attachés.

La Boutondore veut se concentrer sur le gouvernail mais elle voit Nathan se diriger vers la bôme, il n'a pas l'air dans son état normal, de toute évidence il est sous le charme des sirènes et il n'est pas attaché. Quant à Meelo, le filou, il a réussi à manger sa corde.
La Galloise sort brièvement du cockpit, elle les montre à Jade à grand renfort de mouvements de bras tandis que la grenouille qui connait Nox et Jemima, se précipite de l'une à l'autre en roulant des yeux furibonds. *


- " Est-ce qu'elles vont comprendre? "

* Finalement Mirabelle abandonne le poste de pilotage et décide d'enfoncer elle-même des boules quies dans les oreilles de Jemima et de Nox. Comme elle ne connait pas Jade, elle les lui donne de la main à la main. Il n'en reste plus beaucoup dans la boite, elle espère que Jade ne se sentira pas agressée. *

- " Je ne peux pas être au four et au moulin "

* La Galloise s'en retourne à son gouvernail parce que là aussi il y a "péril en la demeure". *



* Avatar : cadeau réalisé par Clancy, mon filleul. *
















Avatar par Lucyanha
























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Chroniqueuse Crocs
Disciple de Slug
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Poufsouffle
7e année
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 18/09/2026 à 05:04:11

* Jemima était épuisée après avoir tenté, avec plus ou moins de chance, de boucher les oreilles du plus grand nombre de ses compagnons d'aventure afin de les soustraire à l'attraction exercée par le chant des sirènes, et de les attacher à l'un ou l'autre mât avec des cordes.

Malheureusement, pour certains, cette attirance se révélait plus forte et plus envoûtante que toute raison.

Le chewing-gum employé par la jeune fille n'avait pas totalement occulté les chants et, de plus, il avait fondu à la chaleur.

Cependant, heureusement, Mirabelle avait avec elle des boules quies, une protection bien plus efficace pour occulter tout bruit, et elle en avait mis dans les oreilles de Jem' et de Nox, entre autres.

Mira avait également constaté qu'il n'y avait plus personne pour diriger le bateau et elle avait pris la direction du navire en se positionnant au gouvernail qu'elle maniait avec dextérité afin d'éviter qu'il ne s'écrase contre les rochers.

Et, alors que Jemima commençait à s'endormir, elle fut tirée de sa somnolence par Rainette qui semblait furieuse car Meelo et Nathan avaient échappé à tout contrôle et Mirabelle, tenant le gouvernail, ne pouvait lâcher celui-ci pour intervenir.

Jem', voyant que le stock de boules quies avait fortement diminué, lança le sortilège de duplication sur celles qui restaient, augmentant le nombre de leurs "munitions".

Puis, elle se sentit obligée, afin de le sauver de lui-même, de lancer le sortilège du saucisson sur Meelo, de l'attacher à un mât, puis de lui enfoncer des boules quies dans les oreilles.

Quant à Nathan, toujours accroché à la bôme du navire, elle n'eut pas l'occasion de s'en occuper, car un mouvement brusque du bateau la déstabilisa et elle tomba sur le pont. Une chute sans gravité mais qui la laissa sonnée pendant un moment. *

Ma p'tite minette IRL est partie au paradis des chats :'(

Crocs du Blaireau
PJ de Joplin Romney et Fiona Romney

Chroniqueuse Crocs
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Poufsouffle
5e année
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 18/09/2026 à 09:32:52 - Modifié : 18/09/2026 à 11:39:58

* Nox de nouveau saisie par l'emprise de la chanson maléfique avait commencé à se lever pour les rejoindre quand subitement elle n'entendit plus rien.

Elle s'aperçut qu'elle avait désormais les boules quies de Mirabelle dans les oreilles, bien plus efficaces que les chewing gums et les caramels mous.
Elle en avait donné à Jade aussi et bien lui en prit car la cire qu'elle avait utilisée commençait à fondre.

Ses deux amies avaient paré au plus urgent et Mirabelle avait repris le gouvernail, évitant la catastrophe. Meelo était sous contrôle et Jemima avait réussi à l'immobiliser, restaient Nathan et Margaret qui étaient prêts à plonger.

La poufsouffle se précipita et lança un wingardium leviosa sur les deux corps prêts à sauter et heureusement suffisamment proches l'un de l'autre pour que le sortilège les englobe tous les deux.

Le sort était puissant, dicté par la panique et par l'immense désir de ne pas subir d'autres pertes, et avec sa baguette elle les ramena vers le centre du navire. Mais elle savait que cela ne suffirait pas, elle ne pouvait pas les poser, sinon ils allaient repartir, elle jeta un regard désespéré vers Jemima qui avait multiplié les boules quies pour qu'elle agisse.

Ce fut le moment précis où le mouvement brusque du bateau les déstabilisa. Nox vit tomber Jemima et elle-même perdit le contrôle de sa baguette avant de se cogner violemment contre la bôme et de perdre connaissance. *

En septembre, lis les Crocs du Blaireau, on attend tes commentaires.
Préfet
Chroniqueur Chicaneur
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Serdaigle
4e année
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 18/09/2026 à 12:32:56

Dicté uniquement par son instinct et le chant qui avait totalement annihilé toute lucidité à l'aiglon, ce dernier se tenait au bord du bateau à côté de Meelo, prêt à sauter avec sa grande voile en main. Le vent n'aurait plus qu'à l'emporter vers le bonheur qui n'était qu'un piège mortel.

Sa meilleure amie fut pétrifiée mais il n'avait pas l'idée de la "sauver". Seul son vol l'intéressait désormais. Au moment de sauter, un puissant sortilège le fit s'envoler et, en criant une gloire au vent, Nathan fut en fait ramené au centre du bateau.

Sa contrariété n'eut pas le temps de s'exprimer qu'un mouvement brusque du navire envoya tout le monde valser. La bôme suivit ce mouvement, les cordes la retenant ayant lâché, et le Fray eut tout juste le réflexe de s'accrocher à elle pour se faire emporter dans ce mouvement. Il percuta quelque chose et une douleur lancinante s'exprima au niveau de son dos. Il relâcha son emprise et tomba brutalement sur le pont du navire. Un peu sonné, le préfet avait du mal à se relever, ce qui était peut-être mieux pour sa propre sécurité.

Il ne savait pas si Mirabelle avait réussi la manœuvre pour éviter les rochers ou s'ils les avaient percutés. Nathan resta simplement allongé là, une larme coulant sur sa joue portée par la douleur physique, mais aussi par celle de ne pas avoir réussi à rejoindre les voix.

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Poudlard
Adulte
PNJ
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 18/09/2026 à 13:32:55

Mirabelle avait réagit d'une bien belle manière avec ses boules quies. Jemima et Nox étaient elles aussi protégées tandis que Jade en avaient dans ses mains. Cet acte salvateur terminé, la grenouille s'empara du gouvernail pour détourner la direction actuelle. Il était lourd, très peu maniable et il fallait de la volonté pour le faire plier. Jemima avait décidé d'utiliser le sortilège de duplication, très utile pour que chacun puisse se protéger. Elle réussit à immobiliser le jeune Meelo pour le protéger de lui-même. Les actions des uns et des autres étaient positives et gardaient pour l'instant leur équipe intacte. La direction du bateau changea rapidement. Mirabelle avait réussi mais... Pas suffisamment ! En effet, la coque en bois avait touché le fameux rocher des sirènes. Jemima tomba ainsi que plusieurs élèves, celle-ci perdit quelques secondes connaissance avant de reprendre tout doucement ses esprits. Un élève de Serdaigle était tombé entre les mains des Sirènes, impossible pour vous de le récupérer. Et le navire prenait un autre cap vers le Sud.


« Cette aventure est très difficile surtout avec des enfants. »


Le tableau d'Homère regardait toujours la scène au loin et ne manquait pas de commenter quelques actions. Les chants des sirènes s'entendaient de moins en moins et le jeune Fray finit de faire son tapis volant sur le pont du bateau.


« Personne ne vérifie la coque du bateau ? »


Une suggestion fort intéressante. Il fallait faire vite puisqu'en effet, un tel accident pourrait les amener à leur perte en pleine mer. Tout le monde se mit à vérifier l'ensemble du bateau. Après quelques analyses...


« Seulement une petite bosse sur la droite du navire. »


Tout semblait fonctionnel mais le navire avait pris un coup, il fallait faire très attention pour la suite de l'aventure...
Bibliothécaire
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Poudlard
Adulte
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 18/09/2026 à 23:04:10

Meelo détestait être trimballé partout.
Il se débattait, tentait de mordre Jade qui, forte de dix-sept ans d'expériences, avait choisi d'encercler le poignet, pas de tenir la main de force. Risque de déchirure de l'épaule diminuée, risque d'os broyés et de blessures diminuées, risque de blesser l'enfant diminué. Elle savait quelle pression appliquer, et Meelo pouvait gigoter et faire tourner son poignet ; simplement sa main ne passait pas le ferme encerclement des doigts.
C'était une forme de contention. C'était une forme de maltraitance. Mais la contention de sécurité, ou la noyade assurée ?
Jade en avait mal au ventre.
Et son estime d'elle-même en tant qu'individu était en train de prendre un sacré coup. Parce qu'elle ne prêtait aucune attention aux ongles ni aux dents. Elle occultait complètement la douleur pour à la fois tenir en sécurité un petit garçon peut-être pas exactement prêt pour Poudlard, et à la fois gérer l'arrivée des Sirènes.

***
Le choix de laisser les enfants écouter était évident. Interdire n'aurait fait que créer frustration et tentation. Terry et Jade auraient pu penser à la sécurité de la magie sorcière... à la décharge de la jeune femme, elle se fiait plus à sa part Vélane pour ce voyage.

— Nathan !
Un hurlement de rage et de frustration lui échappa lorsque l'éternel complice de Margaret prit la mer.
Il était plus raisonnable... mais il n'avait pas forcément appréhendé l'étape. Le chant avait une emprise folle sur tout être.

A la seconde suivante, Meelo avait rongé ses liens.
Jade laissa échapper un juron féroce.
Elle avait obéit à la demande des liens plutôt que du Petrificus Totalus, mue par la culpabilité de n'avoir pu que le traîner partout sur le bateau.
La détermination de l'enfant était d'une puissance admirable. Mais s'ils le perdaient...

Sauf que Jade était déjà enchaînée, l'imbécile.
Et que la cire de ses oreilles fondait sous sa chaleur corporelle, la colère n'aidant absolument pas à réguler sa température.
La gomme était moins efficace que la cire et Jade vit avec effroi les élèves céder au chant.

Elle-même était perdue.

Parce que son fils était là. Son enfant, son amour. Il était magnifique, avec ses boucles tombant sur ses épaules, ses joues rebondies et les yeux jaunes qu'il posait sur le monde avec une telle douceur que, même s'il n'en avait aucune conscience, leur couleur était enchanteresse.
Lemony et Emerald.
Sa fille avait fait des progrès... mais elle refusait toujours de s'adresser aux Parlambres autrement qu'en tant que branche politique indépendante. Est-ce qu'elle était vraiment là ? Ou le chant la rendait-il plus réelle, validant le désir de Jade de croire qu'elle était là, qu'elle avait récupéré les informations avec son réseau d'information et qu'Emerald menait l'équipage venu les sauver ?
C'était plausible.

L'élément qui accrochait la présence des enfants à la réalité était le comportement de Lemony. La façon dont il tenait la main de sa soeur. L'agilité avec laquelle il se mouvait, coutumière mais doublée de ce que Jade identifiait à présent convenablement : un comportement d'enfant aux émotions brutes qui n'obéissent à aucune norme sociale.
Son attitude. Celle d'un enfant de sept ans alors qu'il en avait presque quatorze.
Si Lemony avait été une illusion, il se serait comporté différement. Bien dans sa peau oui... mais avec la tenue mesurée de l'adolescence.
Parce que, rationnellement, aucun chant de Sirène fait pour garantir une emprise n'offre un enfant au développement retardé en vision de rêve, n'est-ce pas ?
Quelle genre de mère tordue désire cela ?
Jade pouvait résister au désir de la scène principale et elle n'avait pas si bien noué ses liens.

Le besoin de retrouver ses enfants surpassa toute logique ou rationalité.
Jade était éloignée d'Emerald depuis des années et celle présente devant elle disait qu'elles parleraient, qu'elles reconstruiraient le lien.
Lemony avait besoin d'elle, la moindre seconde de libre, y compris les deux dont elle bénéficiait le temps que sa tête touche son oreiller, allaient à son cadet. L'enfant avait besoin d'elle, toujours, même s'il allait bien mieux que deux ans auparavant.
La mère s'arque-bouta et l'adrénaline la libéra des liens.


A ce moment là, elle vit Mirabelle enfourner des bouchons dans les oreilles de ses amies, puis lui donner abruptement ceux qui restaient avec un :
— Je peux pas être au four et au moulin à la fois.
Avant de filer vers la cabine de pilotage.
Jade ne voulait pas que ce soit une illusion. Jade voulait Lemony et Emerald, son coeur battait dans sa poitrine au point où elle n'entendait que le sang pulser dans son cerveau, et ses hormones parentales avaient remplacé l'individu.

Mais il y avait aussi Meelo, et Nathan qui filaient là où se trouvait Lemony et eux n'avaient aucun intérêt...
Avec toute sa force intérieure elle ferma les yeux.
Ses enfants disparurent. Le désir de les retrouver non, mais il était toujours ardent avec la puissance actuelle.
En revanche, une toute autre forme de désir la submergea et les larmes dévalèrent aussitôt ses joues.
Pas tant pour ses enfants absents. Ils étaient mieux loin de cette Odyssée, tous les deux.

* Déesses. Oh, Morgane... Morgane, pardonne-moi. Je sais que tu comprends, en un sens. Morgane, tu as Lemony entre tes mains... protège-le et pardonne moi. *

Et tandis que Mirabelle naviguait, Jade se retrouva de nouveau contrainte d'utiliser l'énième même technique.
Foutu soleil qui brillait et faisait luire sa peau, la rendant sublime de façon inhumaine. Foutu rayonnement qu'elle laissa, se retrouvant avec une brassière cousue pour l'occasion.
Jade était une excellente couturière depuis ses douze ans. Elle était aussi résignée par le destin de l'Odyssée. Elle avait donc prévu la possibilité de devoir utiliser le rayonnement Vélanique tout en demeurant dans l'acceptable vis à vis de ses élèves.
Sa jupe était d'une longueur respectable, sa brassière ce qu'elle avait trouvé de mieux pour ressembler à un maillot de bain couvrant cou, poitrine et nombril (sans épaules, trop efficaces pour les reflets).

Et elle tenta de battre les Sirènes sur leur propre terrain.
Elle profita du moment d'hésitation des élèves tiraillés entre la vision du désir de Schopenhauer et l'envoûtement plus brut pour leur fourrer les bouchons d'oreilles.

Elle les dupliqua comme elle put, ne s'arrêtant pas pour en mettre.

Parce que son désir le plus profond, Jade le combattait au quotidien depuis des années.

***

Que les Poufsouffles s'occupent de la navigation était un véritable soulagement. Mais cela voulait aussi dire que s'ils perdaient un enfant, cela signifiait que Jade n'avait pas été assez rapide, entre Gemini et Petrificus Totalus, entre Impedimenta et bouchons moldus enfoncés dans les oreilles.

Meelo et Nathan étaient hors de danger, mais pas un des Serdaigle de troisième années sur lequel Jade veillait depuis... depuis qu'elle avait récupéré ses sens dans la caverne de Polyphème.
Elle l'avait cajolé la nuit.
Elle avait les lettres pour ses parents dans un coffre résistant à l'eau.
Et l'élève était trop loin.
— Rendez-le nous, ordonna-t-elle avec toute sa puissance disponible... En Grec ancien. Enfin, ce qui lui restait de Grec Ancien.
Les Sirènes n'eurent qu'un affreux sourire. Jade ferma les yeux, faisant goutter toujours plus de larmes sur son corps en train de rougir sous l'exposition au soleil.
— Il est des miens... de cousines à cousines, je vous en conjure. Laissez-moi le ramener.
La supplique était adressée, avec un accent certain, en langue des Êtres de l'Eau.
Jade était beaucoup plus à l'aise en Gobelbabille, mais est-ce que ça les aidait, hein ?

***
La jeune femme était dans un état second lorsque la coque du bateau heurta les rochers. Les chants étaient au plus fort, mais elle n'avait même pas envie de céder à la tentation. Ce n'était qu'un mirage.
Ce qu'elle voyait, elle pouvait l'avoir. Et en l'instant, elle abandonnait la lutte. Si elle rentrait... ça deviendrait réel.
Au Tartare la société, les Sorciers, l'attende longue et agonisante qu'ils daignent enfin traiter les créatures comme les égales qu'elle était. Que savaient-ils ?

De toutes façons, Jade Parlambre avait déjà exaucé le souhait entraperçu dans le Miroir du Risèd une fois maudite.
Ce qui était atroce, c'était surtout qu'après tout ça, ce souhait le plus profond demeure. Et qu'elle soit prête à payer de nouveau le prix cher.

***
— Qu'est-ce que vous retirez de cela ? lâcha la femme avec amertume en direction du tableau.
Inconsciemment, elle commença à méditer et retrouva ses habits quotidiens.
— Les conseils, passent encore. Mais les piques ?
Encore que les conseils...
Jade avait toujours haï ce genre de prophéties vagues. Les conseils d'Avalons étaient souvent bien plus clairs. Directs. "Le roi de Logres sera tué par son fils puis amené sur l'île d'Avalon par la Fée Morgane". Pas si compliqué, si ?

— Que vous soyiez la conscience du bateau est une chose. Un bateau sarcastique aussi. Mais pas après avoir perdu autant d'enfants. Je n'ai pas confiance en vous. Vous suivez une destinée planifiée en essayant de colmater fissures...

Les mains de la jeune femme commençaient à tapoter le sol en rythme. Elle créait une connexion, passant et repassant dans son esprit toutes les combinaisons des runes et se remémorant des cinq sélectionnées lors de la tempête. Isa pourrait être utile... glacer la coquer, empêcher la faille de grossir... Elle était gravée de l'autre côté de la coque, certes, mais il suffisait de descendre en rappel pour la graver. Jade avait toujours sa lame.

—... mais vous n'essayez pas d'arrêter le destin. Et même si je respectais l'idée de la fatalité, vous savez ce qui se passe. Et vous ne nous communiquez rien.
La tête lui tournait.
On n'arrête pas d'être magique. En revanche, tout comme on n'arrête pas la circulation sanguine tant qu'une personne vit... le corps ne peut pas suivre à tout.

Jade avait fourni beaucoup d'efforts. Elle avait laissé les Sirènes chanter pour ne pas perdre le précieux temps qu'il aurait fallu pour ajuster ses bouchons d'oreille et les dupliquer. Elle avait rayonné. Elle s'était époumonée.
Elle avait bronzé, mais elle avait aussi maigri ; sa peau diaphane était livide, les cernes creusaient ses joues et l'éclat de ses yeux verts s'éteignait.
— Sonorus, murmura-t-elle, n'ayant pas la force de faire vibrer ni ses cordes vocales ni sa partie Vélane. A ceux qui sont vaillants, notamment les premiers immobilisés, il faut descendre en rappel pour réparer la coque. En binôme. Un sur le bateau prêt à rattraper tout objet que vous laisseriez tomber, baguette, lame, ou vous-même si la corde tire, et l'autre pour lancer des Reparos, des Duros... Les étudiants en Runes, je veux Raidho et Isa sur la partie endommagée. On a besoin de continuer ce voyage, et besoin de ralentir le souci. En espérant réparer à la prochaine étape.
Dignité ? Quelle dignité ? Les élèves l'avaient vue vomir, en tenue de nuit, pleurer, hurler, enseigner, rire... et elle les avait vus dans les mêmes positions. Alors qu'elle s'affaisse sur les marches menant à la barre...

Juste cinq minutes.
Le ronronnement de l'Önd pouvait être attrapé à tout instant.

Bibliothécaire à l'affut ~

Née Promise
Née à Imbolc
"Je ne suis pas Humaine, Onyx, pas entièrement. Et là tiendra toujours ma force."
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Poufsouffle
3e année
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 18/09/2026 à 23:25:47 - Modifié : 19/09/2026 à 00:47:33

* Pendant seulement quelques minutes, Mirabelle a lâché le gouvernail, elle s'en est éloignée parce que l'urgence était ailleurs.

Rainette s'est collée à la barre, était-ce pour jouer, par hasard ou par pur instinct? Nul ne le saura jamais.

Toujours est-il que le bateau a tossé contre le tristement célèbre rocher des sirènes.

Bon, pour le moment, ce n'est pas non plus le Titanic contre son iceberg mais, une petite avarie peut coûter gros si on ne la colmate pas avant qu'elle ne s'agrandisse encore et encore. La Galloise estime qu'il faudrait davantage de Sorciers pour la réparer.

La Boutondore imagine que personne n'a enlevé ses bouchons d'oreilles, inutile de s'époumoner. Elle trouve de quoi écrire *

AVARIE SUR LA COQUE A TRIBORD
REPARATION URGENTE


* La vitre du cockpic est tellement crasseuse qu'il est inutile de lancer un sortilège de colle, le papier tient tout seul.

Rainette, pour une raison qu'on ignore, file et fait ses petites manières en roulant ses gros yeux comme une malheureuse pour attirer l'attention des uns et des autres sur le papier affiché.

La Galloise ne peut rien faire, si ce n'est tenir le cap en maintenant le gouvernail dans l'axe, autant que faire se peut. *



* Avatar : cadeau réalisé par Clancy, mon filleul. *
















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Chroniqueuse Crocs
Disciple de Slug
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Poufsouffle
7e année
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 19/09/2026 à 05:38:05 - Modifié : 19/09/2026 à 05:55:44

* Jemima, un instant sonnée lorsque le navire avait fait un mouvement brusque, s'était finalement relevée sans autre conséquence. Elle n'était pas blessée.

Se demandant ce qui avait bien pu provoquer le brusque écart du bateau, elle aperçut Rainette qui sautait afin d'attirer l'attention sur un avis rédigé en grosses lettres par Mirabelle.

Mirabelle qui s'était époumonnée à avertir qu'il y avait une avarie à la coque, mais comme tout le monde avait les oreilles bouchées par les boules quies, il était impossible de communiquer verbalement ! Jem' pensa immédiatement que le mouvement brusque ressenti devait probablement avoir été causé par le choc du navire contre le rocher des sirènes.

Jem' réfléchit un moment et, afin d'arriver jusqu'à l'endroit endommagé, elle commença par s'encorder solidement à l'un des filins, puis elle lança "Têtenbulle" afin de pouvoir respirer dans l'eau.

Ensuite, avec prudence, elle se laissa glisser jusqu'à la fissure, heureusement pas encore trop conséquente, et elle lança "Reparo !" afin de la réparer au mieux.

Puis elle remonta rapidement sur le pont du bateau. *

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Crocs du Blaireau
PJ de Joplin Romney et Fiona Romney

Chroniqueuse Crocs
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Poufsouffle
5e année
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 19/09/2026 à 09:10:51

* Lorsque Nox reprit connaissance, elle se sentait légèrement hébétée et durant quelques instants, elle ne savait plus ce qui avait bien pu se passer.

Toujours assise par terre, elle vit au loin l'affiche de Mirabelle et observa d'un oeil torve Jemima qui se préparait à plonger après s'être protégée avec un sortilège de tetenbulle.

Parfait, ses amies prenaient les choses en main car Mirabelle s'était remise à la barre après avoir elle aussi constaté qu'elle avait été lue et que son alerte rouge avait été prise en compte.

Elle s'aperçut également que Margaret, Nathan et Meelo avaient été sauvés mais qu'il manquait un serdaigle, un jeune qu'elle ne connaissait pas, mais la poufsouffle ressentit une grande peine au coeur, d'autant qu'elle vit Jade s'adresser aux sirènes qui se moquaient d'elles. La jeune femme souffrait visiblement et leur parlait en grec, langue que la poufsouffle ne connaissait pas, puis elle s'en prit au tableau avec des mots vrais qui n'avaient pourtant pas l'air de perturber la peinture.

C'était douloureux toute cette souffrance et toutes ces disparitions d'élèves qui venaient tout simplement apprendre la magie et s'étaient embarqués dans un train de confiance sans savoir ce qui les attendait. La jeune fille se demandait bien où ça les emmènerait.

Pendant ce temps, Jemima était remontée et elle présentait un pouce de satisfaction à Mirabelle. Visiblement, elle avait réparé l'avarie. *

En septembre, lis les Crocs du Blaireau, on attend tes commentaires.
Magizoologiste
Serveur
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Poudlard
Adulte
Titre : Re : Chapitre 6 - Les Sirènes
Créé : 19/09/2026 à 22:34:27


Merci Nox, tu m'as fait découvrir le mot "bôme" !

Le retour du soleil ne rassura pas Terry même s'il en ressentit pourtant les bienfaits. La chaleur séchait les vêtements encore humides, apaisait les douleurs laissées par les cordages et redonnait un peu de couleur aux visages. Meelo respirait normalement, même s’il restait sous surveillance après sa noyade. Nathan avait retrouvé ses souvenirs depuis la transformation de Circé. Pour la première fois depuis longtemps, personne ne criait, ne courait ou ne luttait pour sa vie. Le jeune homme aurait voulu profiter de ce répit mais il s’interdit de relâcher totalement son attention. Depuis leur départ, chaque période de calme avait précédé une nouvelle épreuve !

Lorsque les rochers apparurent au loin, il les observa longuement. Ils s’élevaient au milieu de la mer sans former une véritable île et leur base disparaissait sous l’écume. Des fragments de bois étaient coincés dans leurs anfractuosités. Certains pouvaient appartenir à des branches rejetées par les vagues, mais le serveur des Trois-Balais crut reconnaître les débris d’anciennes coques. Puis une mélodie traversa l’air marin et Jade comprit avant lui.


JADE PARLAMBRE : Terry ! C’est pour maintenant !

Il tourna la tête dans sa direction, mais les premières notes avaient déjà pénétré son esprit. Lui, l'homme de la Valise de Newt Scamander, connaissait les sirènes. Ses cours de magizoologie lui avaient appris que leurs représentations variaient selon les régions : femmes-poissons dans certains récits, créatures ailées dans les traditions les plus anciennes. Il savait qu’elles attiraient les navigateurs sur les récifs et que leur chant ne se contentait pas de séduire. Il exploitait les désirs les plus intimes de ses victimes jusqu’à leur faire oublier tout instinct de survie. Ces connaissances auraient dû le mettre en garde, le protéger mais elles ne servirent à rien.

La mélodie ne lui demanda pas de la croire ; elle trouva directement ce qui, en lui, aspirait le plus à être réparé. Les rochers disparurent derrière une lumière chaude. Le magizoologiste ne vit plus les plumes dissimulées sous les apparences magnifiques ni les épaves accumulées à leurs pieds. Il aperçut Sainte-Mangouste et sa mère sortant de l’hôpital, souriante, parfaitement guérie. Elle lui assurait que les guérisseurs s’étaient trompés, que la maladie avait disparu et qu’ils avaient encore des années devant eux. Derrière elle se tenaient les élèves morts dans la caverne de Polyphème, ainsi que les elfes. Ils étaient vivants. Aucun ne lui reprochait son échec et le jeune Serpentard lui adressait même un sourire, comme si la caverne n’avait été qu’un cauchemar. Les elfes de maison dansaient sans être sous l’emprise du lotus. Les élèves engloutis dans le monde des morts les rejoignaient bientôt, secs et indemnes.

Plus loin, sur un fauteuil, le balluchon était toujours fermé. Dans la vision offerte par les sirènes, Terry ne l’avait jamais ouvert, la tempête n’avait jamais eu lieu et Nathan ne s’était jamais blessé à la tête, personne n’avait appris à craindre la mer ni à se réveiller en hurlant ! Tout pouvait être annulé, le jeune homme en était à présent certain ! Il lui suffisait de rejoindre les voix !

Il sentit une paix si profonde et intense qu’elle lui fit presque mal. Depuis le début de leur périple, il vivait avec l’impression d’arriver trop tard, de choisir la mauvaise solution ou de ne pas être assez puissant pour protéger ceux qui dépendaient de lui. Le chant lui promettait un monde où aucune de ses erreurs n’avait eu de conséquences. Il avança donc vers la balustrade. Une part de lui percevait encore les mouvements désordonnés du pont. Des élèves couraient vers la proue. D’autres tentaient de prendre la barre. Jade distribuait de la cire tandis que Jemima lançait des sortilèges et d’étranges projectiles caoutchouteux. Tout cela lui paraissait lointain, comme les gestes inutiles de personnes refusant encore leur propre bonheur.


TERRY : Ils sont vivants…

La vision de sa mère lui tendit la main depuis les rochers et il fit un second pas... Une pensée résista toutefois au chant : sa mère qui était vivante ne se trouvait ni au royaume des morts ni sur un récif de cette mer. Si elle avait réellement été devant lui, elle ne lui aurait jamais demandé d’abandonner les élèves !

Mais la mélodie s’adapta. Les sirènes ne lui présentèrent plus sa mère comme une personne à rejoindre. Elles lui firent croire qu’elles détenaient le remède capable de la sauver. Parmi les herbes poussant sur leurs rochers se trouvait, lui promettaient-elles, une plante inconnue aux guérisseurs de Sainte-Mangouste. Une plante dont les propriétés associées au chant guériraient sa maladie. L’argument atteignit l'amateur de botanique autant que le fils, il savait en effet que les connaissances humaines sur les bienfaits des plantes étaient encore très limitées.

Il posa une main sur le bastingage, prêt à se hisser. Son regard s’arrêta alors sur une silhouette plus petite qui se dirigeait elle aussi vers le bord : Meelo. Le garçon venait déjà de plonger dans les eaux du monde des morts pour rejoindre une mère dont la voix n’était qu’un piège. Il s’était débattu contre Jade, avait essayé de la mordre et aurait pu mourir sous la coque. À présent, le chant des sirènes cherchait de nouveau à exploiter son besoin d’être aimé ! La vision de Terry vacilla : les morts de Polyphème continuaient à lui sourire, mais leurs expressions étaient devenues trop parfaites. Sa mère répétait les mêmes mots. Quant à la prétendue plante médicinale, elle n’avait ni odeur ni détails botaniques précis. Elle ne possédait que l’apparence de ce qu’il désirait trouver.


TERRY : Ce n’est pas réel...

Le chant lui répondit que la réalité n’avait aucune importance si elle pouvait enfin le soulager. Ce fut peut-être l’argument qui le libéra. Terry n’avait pas consacré sa vie aux créatures magiques pour rechercher des consolations agréables. Il voulait comprendre ce qui existait, même lorsque la vérité était douloureuse. Une illusion ne ressusciterait personne, ne guérirait pas sa mère et ne refermerait pas les blessures qu’il avait causées ! Il recula alors du bastingage en tremblant.

Le monde réel revint brutalement. Les rochers se dressaient devant eux et le navire fonçait dans leur direction. Des élèves tentaient de rejoindre les sirènes. D’autres combattaient leurs camarades pour les en empêcher. Le gouvernail avait été abandonné avant que Mirabelle ne s’en empare. Jemima lançait des chewing-gums avec Waddiwasi, tandis que Jade distribuait de la cire ramollie. Le magizoologiste se boucha les oreilles avec ses doigts, mais la mélodie continuait à vibrer dans son crâne. Il attrapa deux morceaux de tissu, les compacta avec un sortilège et les enfonça profondément dans ses conduits auditifs. Le chant s’affaiblit sans disparaître complètement. Il sortit donc sa baguette.


TERRY : Silencio !

Le sortilège toucha plusieurs des sirènes mais leur chant continuait à résonner même si les voix devinrent plus sourdes, suffisamment pour lui permettre de réfléchir. Il lança ensuite un Sonorus sur sa propre voix avant de la diriger vers les survivants qui pouvaient encore l’entendre.

TERRY : ÉLOIGNEZ-VOUS DES BORDS ! NE REGARDEZ PAS LES SIRÈNES ! PROTÉGEZ VOS OREILLES ET ATTACHEZ-VOUS !

Le sort amplifiait ses paroles, mais il savait qu’un ordre ne suffirait pas contre un enchantement capable de fabriquer le bonheur désiré par chacun. Il lui fallait agir sur le navire : il rejoignit la barre, où Mirabelle tentait déjà de modifier leur trajectoire. Les muscles de la jeune fille se contractaient sous l’effort ; le gouvernail résistait, attiré vers les récifs par la force des courants et les manœuvres de ceux qui l’avaient précédée.

TERRY : Garde le cap opposé aux rochers !

Il se rappela alors qu'elle ne pouvait probablement pas l'entendre, s'étant protéger du chant des sirènes en se bouchant les oreilles. Il se plaça à côté d’elle, posa ses mains sur la barre et l’aida à la faire pivoter. D’un mouvement de baguette, il fixa le mécanisme afin qu’il ne puisse plus être brutalement retourné par un élève envoûté, puis il regarda les voiles. Le vent les poussait directement vers les sirènes.

TERRY : Descendo !

Une partie de la voilure s’abaissa, réduisant leur vitesse. Le jeune homme courut vers les cordages, les libéra de leurs taquets et fit diminuer la prise du vent. Chaque seconde gagnée éloignait la collision mais ils n’étaient déjà plus qu’à quelques dizaines de mètres des rochers. Il espéra que les manœuvres entreprises seraient suffisantes et prit quelques secondes pour analyser ce qui se passait sur le pont pour les élèves dont il avait la charge.

Il aperçut Jemima au milieu du pont, la baguette levée et un paquet de chewing-gums à la main. La méthode était peu élégante et certainement peu hygiénique, mais son raisonnement était excellent : diminuer immédiatement la perception du chant, avec ce qu’elle possédait. Les Petrificus Totalus qu’elle lança sur les élèves envoûtés empêchèrent plusieurs d’entre eux d’atteindre le bastingage. Elle les déplaça ensuite avec Mobilicorpus, les attacha aux mâts et libéra leur corps avec Finite tout en maintenant les liens. Terry approuva cette intervention et se montra admiratif du sang froid de la jeune fille.

Dans une situation ordinaire, pétrifier un camarade sans son accord aurait été inadmissible. Mais les victimes ne disposaient plus de leur libre arbitre : le chant avait remplacé leur volonté par celle des sirènes. Leur laisser le choix de s’exposer davantage ne constituait pas un respect du consentement, puisque ce choix était déjà faussé.
Lorsque Jade reprocha à Jemima de leur retirer ce consentement, Terry intervint pour apaiser la situation. Il comprenait les arguments de la bibliothécaire et partageait très souvent son point de vue, mais il fallait bien admettre que les élèves étaient privés de leur consentement par les sirènes et non par Jemima.


TERRY : Personne sous l’emprise du chant n’est en état de décider ! Nous les immobilisons maintenant et nous leur rendrons leur liberté lorsqu’ils pourront choisir sans enchantement !

Il ne voulait absolument pas humilier Jade. Il comprenait ses scrupules, appréciait énormément ses prises de position et savait combien elle redoutait d’influencer les élèves. Mais leur offrir la possibilité de "voir leur désir" revenait à laisser des enfants jouer avec un enchantement conçu pour les tuer.

TERRY : Ceux qui se sont protégés avant d’entendre peuvent décider. Pour les autres, priorité à leur vie !

Jemima formait silencieusement des excuses après avoir attaché ses camarades. Terry croisa son regard et secoua la tête en la rassurant et en lui disant qu'elle n'avait pas à s'excuser de les empêcher de mourir. Nox, quant à elle, une fois libérée de sa pétrification, utilisa des caramels mous pour compléter le dispositif. Terry aurait pu sourire devant l’improvisation si la situation avait été moins grave. Il lui indiqua cependant de ne pas pousser les sucreries trop profondément, afin de ne pas blesser les tympans.

Mirabelle apporta la solution la plus fiable lorsqu’elle découvrit les boules quies. Terry vit la boîte exhibée au milieu du chaos et comprit immédiatement. Il demanda à Jemima de les dupliquer, puis distribua les protections aux élèves encore lucides.


TERRY : Les bouchons d’abord, les sortilèges ensuite ! Et gardez-en une paire de réserve !

Il fut impressionné par la manière dont Mirabelle prit le gouvernail. Son expérience de la navigation était rudimentaire, mais supérieure à celle de la plupart des personnes présentes. Surtout, les boules quies la préservaient suffisamment pour qu’elle demeure maîtresse de ses gestes.

TERRY : Tu ne quittes plus la barre, Mirabelle ! Même si quelqu’un appelle au secours, signale-le et reste au gouvernail !

Il ne formula pas cette consigne assez tôt. Margaret, encore affaiblie par son plongeon dans les eaux glacées, échappa aux sorts de Jemima. Le serveur des Trois-Balais la vit effectuer plusieurs roulades avant d’atteindre la proue. Elle posa un pied sur un tonneau, prête à sauter une nouvelle fois. Il lança immédiatement un sortilège d'entrave qui ne parvint qu'à ralentir la Serdaigle, mais Jade la pétrifia avant qu’elle ne bascule.

TERRY : Deux baignades mortelles en une journée, cela suffit !

Nathan avait conservé juste assez de lucidité pour tenter d'empêcher Margaret de plonger, mais le chant détourna son raisonnement : s’il ne fallait pas rejoindre les sirènes par l’eau, il suffisait de voler jusqu’à elles. Terry le vit saisir la grande voile et essaya de l'arrêter par un sortilège, ce qui poussa le jeune Serdaigle à dresser un Protego. La situation aurait presque paru absurde si le danger n’avait pas été aussi immédiat.

TERRY : Finite Incantatem !

Le bouclier de Nathan se dissipa, mais Nox agit au même instant. Son Wingardium Leviosa souleva Nathan et Margaret pour les ramener vers le centre du navire. Le magizoologiste courut à leur rencontre, prêt à les immobiliser dès qu’ils toucheraient le pont. C'est à ce moment là que le bateau heurta alors le récif...

La secousse projeta plusieurs personnes au sol. Jemima tomba et resta immobile quelques secondes. Nox perdit le contrôle de sa baguette, heurta violemment la bôme, située à la base du mât du voilier, et s’effondra. Nathan, emporté par le mouvement de la voile, percuta à son tour un obstacle avant de tomber sur le dos. Le serveur des Trois-Balais lança successivement deux Arresto Momentum pour ralentir leur chute, mais il ne put amortir tous les chocs. Il rejoignit Nox en premier, vérifia sa respiration et son pouls, puis la plaça à l’écart de la trajectoire de la bôme. Elle était inconsciente, mais ses constantes demeuraient présentes. Il ordonna de ne pas la déplacer et rejoignit ensuite Jemima, qui reprenait déjà connaissance. Il lui demanda son nom, vérifia ses pupilles et s’assura qu’elle pouvait bouger ses membres sans douleur.


TERRY : Reste assise quelques instants. Tu as été sonnée. Si ta vision se trouble ou si tu as envie de vomir, tu m’appelles immédiatement.

Nathan souffrait du dos. Le jeune homme lui interdit de se relever et examina rapidement sa colonne, redoutant une nouvelle blessure après son traumatisme crânien.

TERRY : Ne bouge pas. Dis-moi où la douleur commence et si tu ressens des fourmillements dans les jambes.

Il s'approcha alors de Meelo, le jeune garçon qui avait, quelques minutes plus tôt, rongé ses liens pour rejoindre les sirènes. Il avait eu une fois de plus peur d'échouer à protéger les plus faibles. Heureusement, Jemima était intervenue et l'avait rattrapé. Et si le jeune homme pouvait parfois être exaspéré par les imprudences du première année, il savait qu'il croyait entendre sa mère. Et Terry connaissait désormais la profondeur de cette blessure et comprenait pourquoi le chant avait trouvé une prise aussi puissante.

TERRY : Ce que tu as entendu n’était pas elle. Une mère venue te sauver ne te demanderait pas de mourir sur des rochers.

Jade avait tenu Meelo aussi longtemps qu’elle l’avait pu, distribué de la cire et pétrifié plusieurs élèves. Il la vit combattre ensuite les sirènes sur leur propre terrain en employant son rayonnement de Vélane. Terry en perçut la force jusque derrière ses protections auditives. Plusieurs élèves hésitèrent, partagés entre deux influences, ce qui permit de leur mettre des bouchons. Il éprouva pour elle une reconnaissance immense, mêlée d’inquiétude. Elle puisait dans toutes ses réserves, sorcières comme vélaniques, et son corps montrait déjà des signes d’épuisement. Elle dialoguait en grec avec elles ! Il resta près d'elle en veillant à ce qu'elle n'épuise pas toute son énergie.

C'est alors qu'il aperçut un jeune Serdaigle tombé entre les mains des sirènes. Jade tenta de négocier en grec ancien, puis dans la langue des Êtres de l’Eau. Terry courut vers le bord et lança un sortilège d’attraction en direction du garçon, mais rien ne revint. Les sirènes avaient atteint leur victime. Leur magie déforma la trajectoire du sort ou l’élève se trouvait déjà hors de sa portée. Le jeune homme vit la silhouette disparaître parmi les plumes et les rochers... Une autre vie perdue...

Son premier mouvement fut de lancer un sort offensif contre les créatures. Il se retint au dernier instant. Une attaque risquait de provoquer un nouvel assaut sonore, de blesser l’élève s’il était encore vivant ou de détourner l’attention nécessaire à la conduite du navire. Il grava néanmoins dans sa mémoire l’emplacement exact des rochers. Comme pour les animaux de Circé, il se promit de revenir si une chance de sauver les captifs existait encore. Cette promesse lui parut plus fragile chaque fois qu’il la formulait. Des frissons parcouraient à présent tout le corps du magizoologiste, son souffle se faisait de plus en plus court, le poids des pertes pesait lourdement sur ses épaules.

Lorsque Jade interpella durement le tableau d’Homère, Terry partagea sa colère.


TERRY : Elle a raison. Vos commentaires ne nous protègent pas. Si vous connaissez les épreuves avant qu’elles surviennent, avertissez-nous clairement. Nous avons besoin d’informations, pas d’ironie après la perte d’un enfant.

La coque avait heurté le rocher à tribord. Mirabelle afficha immédiatement un avertissement, puis Rainette se chargea d’attirer l’attention sur celui-ci. Terry se rendit près du point d’impact et inspecta d’abord l’intérieur de la coque. La déformation semblait limitée, mais de l’eau pouvait s’infiltrer par une fissure invisible.

TERRY : Tout le monde reste protégé contre le chant. Inspection en binômes uniquement. Personne ne passe par-dessus bord sans corde, sortilège respiratoire et surveillant !

Jade proposa des Reparo, des Duro et l’ajout de runes protectrices. Son plan était bon, mais elle n’était plus en état de descendre elle-même, trop épuisée par sa rencontre avec les sirènes et par tout ce qu'elle avait entrepris précédemment pour les sauver.

TERRY : Tu restes sur le pont, lui ordonna Terry. Tu expliqueras les runes à ceux qui les connaissent. Si tu t’effondres dans l’eau, nous n’aurons plus seulement une coque à réparer.

Jemima s’encorda, lança Têtenbulle et descendit prudemment jusqu’à la fissure. Le serveur des Trois-Balais contrôla personnellement son harnais et conserva le bout principal de la corde. Il suivit sa progression en maintenant sa baguette pointée vers elle, prêt à lancer Ascendio ou Wingardium Leviosa si elle perdait prise. Le Reparo de Jemima referma la partie endommagée, et il la remonta aussitôt.

TERRY : Beau travail. Mais nous vérifierons régulièrement cette zone. Une réparation magique réalisée en mer reste provisoire tant que nous n’avons pas examiné toute la charpente.

Nox reprit connaissance peu après. Le jeune homme lui posa les mêmes questions qu’à Jemima, vérifia l’endroit où sa tête avait heurté la bôme et lui interdit de reprendre immédiatement une activité magique. Sa décision de ramener Nathan et Margaret avait probablement sauvé les deux Serdaigles, mais le contrecoup avait été brutal. Il confia la surveillance de Nathan à un autre élève, après avoir stabilisé son dos et s’être assuré qu’il pouvait encore bouger les jambes. Margaret demeurait pétrifiée jusqu’à ce que le chant devienne suffisamment faible. Lorsqu’il mit fin au sortilège, le magizoologiste la retint par les épaules avant qu’elle ne se précipite de nouveau vers la proue. Il ne lui reprocha pas sa faiblesse. Lui-même avait vu sa mère guérie et les morts de Polyphème revenus à la vie. Sans Meelo et sans le souvenir des mensonges précédents, il aurait peut-être sauté avant elle.

Une fois les chants suffisamment éloignés, Terry ordonna que personne ne retire immédiatement ses protections. Ils conservèrent les voiles partiellement abaissées, vérifièrent les réserves, examinèrent les blessés et comptèrent les survivants. Le nombre obtenu comportait encore une absence. Il regarda longtemps les récifs disparaître derrière eux. La voix des sirènes lui promettait toujours faiblement que tout pouvait être réparé s’il faisait demi-tour. Il posa alors une main sur la caisse contenant les restes du balluchon, qu’il gardait désormais près de lui. Il murmura alors une parole à lui-même, pour bien la fixer dans sa mémoire.


TERRY : Non, ce qui est arrivé ne disparaîtra pas parce que je désire une autre réalité.

Puis il se tourna vers les élèves encore présents.

TERRY : Nous reprenons le cap vers le sud, mais à vitesse réduite. Mirabelle garde la barre avec un second navigateur. Jade et les élèves formés aux runes surveillent la réparation sans quitter le pont. Les blessés restent allongés. Quant aux autres, vous vous reposez par binômes.

Il adressa enfin un regard sombre au tableau d’Homère.

TERRY : À la prochaine menace que vous connaissez, vous parlerez avant que nous soyons à trente mètres de la mort. Pas après.



« La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde. »
Une Saison en Enfer, Arthur Rimbaud

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